JOËL GOULARD

« Si l’histoire de la commune m’était contée… »

Si Fourches m’était conté… Et publié. C’est ce qu’aimerait l’auteur de ce manuscrit,

Joël Goulard, 70 ans, et maire de la commune depuis mars 2008. Il s’est attelé à la tâche, il y a deux ans.

« J’ai eu envie d’écrire l’histoire de mon village, qui finalement pourrait être l’histoire de beaucoup d’autres villages. »

Ancien professeur de physique chimie, et ancien principal du collège des Douits, Joël Goulard est un Fourchu depuis 1967.

Élu maire une première fois de 1973 à 1979, il a été réélu en mars 2008. « Inutile de dire que je connais ma commune par coeur. Mais pour écrire ce livre, je me suis appuyé sur des documents que j’ai retrouvés aux Archives départementales, en mairie, ou que l’on m’a prêtés. J’ai aussi été beaucoup aidé par le vécu des habitants, les mémoires vivantes du village. Je pense avoir écrit un livre complet. »

L’histoire de Fourches, vue par Joël Goulard, commence en 1791 et se termine à notre époque « par ordre chronologique et c’est la commune qui raconte son histoire, pas moi. » Une plongée dans l’histoire qui lui a permis d’apprendre une multitude de choses. « En 1874, il y avait un impôt pour les chiens, et différent selon que les maîtres avaient un chien de chasse ou un chien de garde. Autre histoire que j’ai découverte : il y avait deux moulins à blé et à chanvre, à Fourches. L’activité a cessé, car le dernier meunier, a été tué par son moulin. Sa blouse s’est prise dans le mécanisme de transmission. Tout ce travail de recherche m’a vraiment passionné. » Joël Goulard est intarissable quand il s’agit de raconter des anecdotes fourchues. « Entre 1880 et 1900, la commune était très réputée pour ses taupiers. Leur dextérité était connue et reconnue jusque dans le Nord de la France où ils allaient exercer leur talent. »

Aujourd’hui, Joël Goulard s’attelle à une tâche peut-être plus ardue que l’écriture : trouver un sponsor, un mécène, qui pourrait lui permettre de sortir son ouvrage. « J’aimerai un format 21×29,7. J’ai joint beaucoup de photos et de documents anciens. Pour imprimer 150 exemplaires, cela reviendrait à 1400€, selon une première estimation auprès d’un éditeur. Mon but n’est pas de faire de l’argent avec ce livre, j’ai juste envie de le partager avec les Fourchus. »

Joël Goulard reste philosophe cependant : « Si cela ne se fait pas, je donnerai le manuscrit à mes enfants. »

SOURCES: OUEST-FRANCE (Bénédicte CHARLES-MUNCH).

Le maire, Joël Goulard, a dédicacé son livre dans son village

Vendredi soir, Joël Goulard a accueilli dans la salle des fêtes de la commune de nombreux habitants de son village. Pour une fois, ce n’est pas le maire qui les recevait mais l’auteur du livre qu’il a consacré à sa vie professionnelle, intitulé Auxiliaire, instituteur, professeur, principal ou la vie d’un enfant de 38. Le témoignage d’un breton, natif du Morbihan, devenu bas-normand d’adoption et de coeur, entré dans l’éducation nationale en 1962 comme auxiliaire à Aunay-sur-Odon.

« Au départ, je ne pensais pas faire de mes souvenirs un livre, c’était juste un témoignage que je destinais à mes enfants et petits-enfants », avoue Joël Goulard.

Ce qui fait l’attachement à ce récit, c’est la sincérité que l’on y décèle. Chaque mot, chaque phrase sonnent juste et reflètent le caractère d’un auteur soucieux d’authenticité et de précision.

Il y raconte avec amour « son enfance heureuse dans une petite ville, l’école communale, les copains, les jeux de billes, l’insouciance, la liberté dans la nature, les jeux innocents, la pêche. » Il y raconte aussi la guerre, ses études, son entrée dans la vie active, sa vie de famille et ses « quarante années faites de joies, de peines, de déceptions, puis le bonheur d’enseigner, les collègues, les amitiés, les inimitiés, les hostilités, les jalousies. C’est le témoignage d’une carrière consacrée à l’Éducation nationale », conclut-il.

Auxiliaire, instituteur, professeur, principal ou la vie d’un enfant de 38, de Joël Goulard, aux Éditions Persée. En vente à Falaise, librairie du Conquérant et Maison de la presse

La commune se souvient du jour de sa libération.

Pour commémorer la libération du village, sur le chemin de la bataille de la Poche de Falaise-Chambois, le maire, Joël Goulard a choisi de rappeler comment ont vécu ceux qui habitaient la commune à cette époque. Le 21 août 1944, les soldats canadiens font leur entrée dans le bourg. « Une photo d’un char, dans la rue de Fourches, immortalise cette délivrance », a souligné le maire.

Les Allemands avaient installé leur QG dans la maison de Mme Wuillemont. « Beaucoup d’habitants de Fourches abritaient des familles ou des amis, beaucoup plus en sécurité qu’à la ville. De nombreuses tranchées avaient été creusées en prévision des tirs meurtriers ennemis ou de bombardements. Deux maisons furent détruites et deux victimes civiles furent à déplorer. »

Il reste encore des traces de cette période, notamment dans l’église. « Lors de la Libération, un obus éclata devant la porte de l’église et un éclat laissa des traces, bien visibles encore sur la travée gauche. » Heureusement, ce jour-là, il n’y avait personne dans l’église sinon, sans nul doute, « des morts et des blessés auraient été à déplorer ».

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Municipales à Fourches. Joël Goulard se déclare candidat

Fourches – 24 Janvier
  • Joël Goulard.
    Joël Goulard. | Ouest-France

« Cela fait aujourd’hui 25 ans au service de la commune… » Et le maire sortant aime cela. Il repart avec son premier adjoint..

Entré directement comme maire en 1971, Joël Goulard sera de nouveau candidat à sa succession aux prochaines municipales. « Nous ne sommes que deux à avoir fait ce choix. Je me représente avec Eric Leroy, mon 1er adjoint. »

En 1977, il avait cessé ses fonctions municipales faute de temps. Puis il a été réélu comme conseiller près de 20 ans plus tard. Pour retrouver le siège de maire en 2008. Au total, « cela fait aujourd’hui 25 ans au service de la commune… »

26 janvier 2011: Le maire Joël Goulard raconte l’histoire de Fourches depuis 1790

Joël Goulard, maire de la commune et auteur du livre Si Fourches m’était contée.

 Pourquoi avoir écrit un livre sur Fourches ?

C’est un cadeau que je voulais faire aux habitants. Je l’ai décidé quand j’ai été élu maire en 2008 pour les remercier de l’excellent accueil qu’ils m’avaient réservé quand je suis arrivé de ma Bretagne natale dans cette commune il y a maintenant 40 ans.

 C’est un très gros travail ?

Énorme ! J’y ai consacré deux ans et demi de ma vie. J’y relate non seulement l’histoire de la commune de 1790 à nos jours mais aussi celle de Vignats, le village voisin qui a de nombreuses attaches avec Fourches.

 Que comporte cet ouvrage ?

Aussi bien des documents anciens très rares découverts, notamment, aux Archives départementales de Caen où j’ai passé de nombreuses heures, que des reproductions de coupures de journaux, de cartes postales anciennes, de photos et de diapos retravaillées, de schémas et de dessins personnels, de récits et aussi de beaucoup de petites choses intéressantes ou amusantes… Mon livre comporte 11 chapitres qui vont de l’histoire de Fourches à son devenir, en passant par le patrimoine, le petit cours d’eau : la Filaine, la vie quotidienne ou la vie communale depuis 1790 (date de la nomination des communes).

 La collecte de documents et témoignages a-t-elle été facile ?

Pas du tout mais au contraire très difficile. Il y a très peu de documents sur Fourches. Heureusement, j’ai pu compter sur la mémoire de certains habitants qui ont fait appel à leurs souvenirs et m’ont apporté de nombreux témoignages, surtout pendant la guerre, des anecdotes… On y apprend par exemple que Fourches était la commune des taupiers ainsi que celle des bardes. Fourches avait aussi son petit journal appelé La gazette des chasseurs, qui était produit dans l’imprimerie qui existait dans le village.

 Comment se présente ce livre ?

Étant donné que c’est une production personnelle de A à Z (des photocopies que j’ai faites sur mon imprimante personnelle à la reliure), j’ai choisi de le sortir sous un format A4. Chaque exemplaire est unique et numéroté (de 1 à 50) et sera proposé à la vente sous forme de souscription.

 Et si c’était à refaire ?

Je ne sais pas, cela demande tellement de temps et parfois des déceptions comme la perte de données non sauvegardées… Mais si, finalement, je pense que je le referais.

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09-02-2011: Joël Goulard, le maire, a dédicacé son livre sur la commune – Fourches

Jamais dans ses rêves Joël Goulard, le maire de la commune, n’aurait imaginé que le livre qu’il a écrit sur son village aurait un tel succès.

Samedi après-midi, lors de la séance de dédicace qu’il proposait dans la salle communale, l’auteur de Si Fourches m’était conté a vu défiler un grand nombre de personnes intéressées par tous ces petits ou grands événements qui ont animé leur bourg de 1790 à nos jours.

« Je vais devoir en refaire d’autres », sourit Joël Goulard. Les cinquante exemplaires qu’il a lui-même produits de A à Z (des photocopies faites sur son imprimante personnelle à la reliure) ne seront pas suffisants pour contenter le grand nombre d’amateurs, aussi bien ceux qui, un jour, ont connu Fourches pour y avoir habité que ceux qui y résident actuellement.

Tous ont eu envie de connaître l’histoire de leur petit village. C’est ce qu’ils découvriront à travers les 11 chapitres qui composent le livre. Ils n’ignoreront plus rien de son patrimoine, de sa vie autant communale que quotidienne au cours des siècles passés ni de son devenir.

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mardi 11 juin 2013: Les quatorze rues et impasses du village ont maintenant un nom.


Joël Goulard, maire (porte des lunettes au centre), a travaillé avec le conseil municipal. Les habitants ont aussi été consultés.

Joël Goulard, maire (porte des lunettes au centre), a travaillé avec le conseil municipal. Les habitants ont aussi été consultés.

Trois questions à…

Joël Goulard, maire.

Pourquoi avoir donné des noms aux rues du village ?

Pour favoriser une meilleure qualité des services rendus, que ce soit au niveau du courrier, des colis ou des recommandés par exemple, mais aussi pour offrir un accès plus facile aux services d’urgence (secours, pompiers, Samu…).

En donnant un nom aux 14 rues et impasses de notre village, on rend les livraisons plus faciles, les relations avec les opérateurs de service (eau, électricité, téléphone) sont facilitées, de même que l’accès aux prestations à domicile.

Comment s’est fait le choix des noms ?

Tout simplement en se référant aux noms des lieux-dits déjà existants. C’est un travail que j’ai effectué avec l’aide de Fabienne Heuveline, la secrétaire de mairie. Ensuite, ces appellations ont été soumises au conseil municipal et, enfin, ont été entérinées par les habitants lors d’une réunion publique qui s’est tenue le 31 mai.

Nous avons tenu compte de leurs remarques et accordé les quelques demandes de modifications qui nous ont été faites ce jour-là. Maintenant, nous sommes dans la phase de fabrication des plaques qui seront sur fond rouge avec des lettres blanches. Dès qu’elles seront prêtes, nous les ferons poser par l’employé communal.

Avez-vous fait une recherche historique pour connaître l’origine de ces noms ?

Absolument. C’était l’occasion ou jamais ! On s’est replongé dans l’histoire de la commune et de ses habitants. Je pense notamment à la rue Virlouvet. C’était un ancien barde qui a vécu à Fourches au XIX e siècle et qui était très populaire. On l’appelait le chanteur aveugle. C’est la même chose pour les frères Hébert qui étaient aussi, à leur époque, des bardes chanteurs.

Par contre, pour d’autres rues comme la rue du Champ-du-Bourdon, la rue de la Haie-Toutain, la rue de la Colombelle, l’impasse du Bourg-Mercier ou la rue des Arraches, nous n’avons aucune explication.

« Les Nouvelles de Falaise. »

Le maire Joël Goulard : « Bien vivre ensemble dans la commune »

Élu maire le 26 mars 1971 à 32 ans, alors qu’il est jeune instituteur dans la commune, Joël Goulard est revenu aux affaires de la commune en mars dernier. Interview.

 En 71, quelle avait été votre volonté en vous présentant ?

J’étais nouveau dans la commune. J’ai toujours aimé la politique et rendre service.                J’ai été élu au second tour suite à une division au sein du conseil municipal. Ensuite, mes obligations professionnelles m’ont éloigné de la commune et je suis revenu en 1995 comme conseiller.

 Quelle différence voyez-vous entre les deux époques ?

En 71, le conseil municipal reposait entièrement sur le maire. Il fallait tout faire, tout seul. Mais en revanche, il y avait moins de choses à faire, beaucoup moins de social, notamment. C’était un rôle honorifique avec beaucoup moins de travail.

 Comment expliquez-vous cela ?

La commune alors vivait sur elle-même. Nous avions à l’époque sur la commune 12 ou 13 agriculteurs, ils sont deux aujourd’hui. La communauté de communes n’existait pas.

 Plus d’administratifs, plus de réunions ?

Ce n’est pas comparable, mon carnet de rendez-vous est plein… C’est un travail de retraité à plein-temps !

 La population aussi a changé ?

Nous avons des rurbains, autrement dit, de nouveaux habitants qui choisissent la campagne mais veulent les avantages de la ville. Il faut les amener progressivement à intégrer la vie de la commune.

 Comment ?

En leur proposant des moments de convivialité.                                                                    Nous n’avons plus le café épicerie qui rassemblait tout le monde dans le village, il faut aujourd’hui trouver autre chose.

 Vous avez un comité des fêtes ?

Non, c’est un de nos projets d’en créer un. C’est alors au maire et à son conseil d’animer le village.  Nous avons récemment fait une soirée Beaujolais qui a satisfait tout le monde.         Nous voulons faire un loto, un repas choucroute et proposer des sorties…

 Quel est l’objectif ?

Que les gens se retrouvent, tissent des liens entre eux. Que chacun vive en bonne intelligence, dans le respect de l’autre, comme doit le permettre la ruralité.

 Et, en terme de développement quels sont vos projets ?

Nous avons une vingtaine de constructions neuves, dont un lotissement de neuf habitations. Mon souhait est que Fourches garde son identité rurale. Je ne suis pas favorable à un développement trop important.

 Avoir perdu l’école n’est-il pas un handicap insurmontable ?

En 71, alors que j’étais maire, nous avions non seulement l’école mais une cantine.           Cela avait créé deux emplois sur la commune. Nous avions également organisé le ramassage des ordures ménagères. Je regrette que nous ayons perdu l’école. C’est un véritable frein au développement, c’est certain.

 Votre souhait pour les six ans à venir ?

Dynamiser et favoriser les rapprochements entre les habitants. Je souhaite que Fourches soit une commune où chacun se côtoie, se connaisse, et apprenne à s’estimer.

Recueilli par: Corinne PRINTEMPS. Le Mardi 2 Décembre 2008

Un commentaire pour JOËL GOULARD

  1. marguerie michel dit :

    Dans la commune depuis 1987, je n’ai connu que des maires très âgés. L’avant dernier maire de 1977 à 2008 (et oui 31 ans à la tête de la commune ça laisse des traces indélébiles), avait 88 (quatre vingt huit ans) à la fin de son mandat. Le maire actuel n’aura QUE 82 ans à la fin de son mandat en 2020. C’est sans commentaire…Ces personnes argumentent uniquement en disant que c’est, je cite:  » un travail de retraité à plein temps « . Cent commentaires….

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